La prière sur la tombe des Evêques à Ecône

Au même rang que Mgr Lefebvre et Mgr Tissier de Mallerais, un évêque moderniste repose à Ecône.

Voici l’annonce faite par le canal Telegram de la FSSPX, le 24 juin 2026 :

« À l’occasion des cérémonies des 29 juin au 2 juillet, de nombreux fidèles souhaiteront se recueillir sur la tombe de Mgr Marcel Lefebvre.

Afin de permettre à chacun d’accéder à la crypte dans les meilleures conditions, un parcours d’entrée et de sortie sera mis en place.

Un accès sera également organisé vers le caveau où reposent Mgr Tissier de Mallerais et Mgr Huonder.

Ces lieux seront indiqués sur place.

Les horaires d’accès sont disponibles sur ce lien : https://econe2026.ch/programme .

Nous remercions chacun de respecter les indications qui seront données sur place afin de permettre à tous de pouvoir se recueillir dans de bonnes conditions. »

 

Il ne sera pas inutile de rafraîchir les mémoires de nos lecteurs au sujet de Mgr Huonder. Décédé peu de temps après Pâques 2024, cet évêque moderniste avait demandé d’être inhumé à Ecône.

Précisons cette mention de « moderniste ». Il n’a en effet jamais renié ce qu’il fut, même si, au sein d’une maison de la Fraternité, il ne célébra plus dorénavant que la messe tridentine. Il est cependant l’initiateur du « dies judaicus » (mars 2011). Nous invitons le lecteur à se reporter à la revue du « Sel de la terre » sur le sujet (n° 109, été 2019, p. 189). Il n’a jamais fait de « mea culpa » sur cette abomination religieuse.

Revenons à son inhumation : il s’en est fallu de peu qu’il soit placé aux côtés du Fondateur de la Fraternité, sous l’église du séminaire. L’abbé de Jorna, alors supérieur du district de France, fit écho de résonance à un grand nombre de prêtres de France, afin que le corps du défunt, reposât à Ecône, soit, mais au caveau et pas aux côtés de l’Archevêque. Il eut gain de cause, sinon beaucoup de prêtres auraient manifesté plus fortement leur désaccord.

Les années passent et trois évêques sont à présents enterrés à Ecône.

Mgr Huonder est au même rang que les deux premiers.

N’oublions pas que l’abbé Schreiber, bientôt sacré évêque, fut le prêtre qui le reçut dans le district de Suisse en 2019, à Wangs, puis lui fit faire la consécration des saintes Huiles à Zaitzkofen en 2023.

Abbé Dominique Rousseau
26 juin 2026

Le « Dies Judaïcus » vu par Mgr Huonder :

« Cette journée a un double but. Elle doit nous rappeler les racines juives de la foi chrétienne. Elle doit par là même nous rendre conscients du lien particulier qui unit les chrétiens au peuple juif. Si le premier objectif du Dies Judaïcus est de nous tourner vers le passé, en considérant le peuple aux douze tribus et l’origine de la foi chrétienne, la réalité effective de la solidarité avec le peuple juif veut nous rappeler la responsabilité permanente toujours actuelle de l’Église à l’égard du peuple juif.
Les agressions effroyables envers ce peuple durant la Seconde Guerre mondiale ont amené l’Église à renouveler cette responsabilité et à faire ces déclarations que nous pouvons lire dans le document conciliaire Nostra ætate.
Devant la réalité effective qui fait que l’antisémitisme c’est de nouveau fortement propagé ces dernières années, l’Église ressent encore une fois le besoin d’en appeler, dans notre pays, à la solidarité avec le peuple juif.
Je voudrais mettre en évidence ici la parole de saint Paul, qui se réfère à nos frères et sœurs juifs : « Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Rom 11, 29) Si les dons et l’appel sont irrévocables de la part de Dieu, cela ne peut signifier qu’une chose : que le Dieu et père de tous les hommes poursuit son plan de salut pour Israël. Dieu suit son plan du salut également aujourd’hui avec le peuple élu. Il ne laisse pas tomber ce peuple. Il le conduit aussi de nos jours, car il recherche le salut de tous les hommes. « Il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim 2, 4). A partir de là, nous voulons prier pour que cette grâce et cet appel irrévocable accordé à Israël porte du fruit également de nos jours, qu’il favorise la justice et le respect mutuel et qu’ainsi il contribue à l’unité et la paix entre tous les peuples. »

Commentaire : il serait trop long de nous étendre sur ce texte, ce n’était pas l’objet de cet article. Pour ceux qui possèdent la revue du « Sel de la terre », nous les invitons à lire l’article suivant : « Contre le détournement de Romains 11, 29 », n° 58, automne 2006.

Cet article peut être téléchargé sur le site du Sel de la terre ( https://www.seldelaterre.fr )