François s’attaque à tout ce qui est Tradition depuis qu’il réside à Rome. Auparavant il sévissait à Buenos Aires et le mal était limité à l’Argentine.
Depuis mars 2013, il étend le poison partout, du fait de sa position.
Prenons pour exemple le latin en citant ses propos qui datent de 2021 :
« Que la proclamation de la Parole » au cours de la messe « soit faite dans une langue que [personne] ne comprend » serait « se moquer de la Parole de Dieu ».
Dom Guéranger, Abbé de Solesmes au 19° siècle, lui répondait déjà :
« La réforme liturgique ayant pour une de ses fins principales l’abolition des actes et des formules mystiques, il s’ensuit nécessairement que ses auteurs devaient revendiquer l’usage de la langue vulgaire dans le service divin. Aussi est-là un des points les plus importants aux yeux des sectaires. Le culte n’est pas une chose secrète, disent-ils ; il faut que le peuple entende ce qu’il chante. La haine de la langue latine est innée au cœur de tous les ennemis de Rome ; ils voient en elle le lien des catholiques dans l’univers, l’arsenal de l’orthodoxie contre toutes les subtilités de l’esprit de secte, l’arme la plus puissante de la papauté. L’esprit de révolte qui les pousse à confier à l’idiome de chaque peuple, de chaque province, de chaque siècle, la prière universelle, a, du reste, produit ses fruits et les réformés sont à même tous les jours de s’apercevoir que les peuples catholiques, en dépit de leurs prières latines, goûtent mieux et accomplissent avec plus de zèle les devoirs du culte que les peuples protestants. A chaque heure du jour, le service divin a lieu dans les églises catholiques ; le fidèle qui y assiste laisse sa langue maternelle sur le seuil ; hors les heures de la prédication, il n’entend que les accents mystérieux qui même cessent de retentir dans le moment le plus solennel, au canon de la messe ; et cependant ce mystère le charme tellement, qu’il n’envie pas le sort du protestant, quoique l’oreille de celui-ci n’entende jamais que des sons dont elle perçoit la signification. (…) Avouons-le, c’est un coup de maître du protestantisme d’avoir déclaré la guerre à la langue sainte ; s’il pouvait réussir à la détruire, son triomphe serait bien avancé. Offerte aux regards profanes, comme une vierge déshonorée, la Liturgie, dès ce moment, a perdu son caractère sacré, et le peuple trouvera bientôt que ce n’est pas trop la peine qu’il se dérange de ses travaux ou de ses plaisirs pour aller entendre parler comme on parle de la place publique. (…) »
« L’hérésie antiliturgique », in L’esprit de la liturgie catholique – Dom Guéranger, éd. Les classiques retrouvés, p. 125-126
Voici une forte page comme antidote et remède aux aberrations du locataire de Ste-Marthe !
Martin Dalbanne
11 octobre 2023