Ecône et les Sacres 2.0

 

Nous publions ce billet d’humeur et partageons presque tout dans ce texte. Nous y ajoutons cependant une note concernant le début de ce texte. En effet les sacres de 2026 ne seront pas une copie exacte de ceux de 1988 et nous invitons nos lecteurs à lire (ou relire) la lettre écrite par Mgr Morgan, qui précise le fait.
Lettre de Broadstairs, 13 juin 2026 : https://havresaintjoseph-tradition.fr/consecrations-episcopales-decone/ 

La rédaction, 30 juin 2026,

trente-huitième anniversaire des sacres de 1988

 

 

Si les catholiques fidèles à la Tradition peuvent se réjouir que la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, Œuvre fondée par Son Excellence Monseigneur Marcel Lefebvre, ait décidé cette année de procéder au sacre de quatre nouveaux évêques, il n’est pas sûr que l’organisation matérielle de l’évènement prévu le 1er juillet 2026 à Ecône ait remporté l’unanimité.
Tout avait pourtant bien commencé : la création le 16 mai d’un site officiel dédié- Sacres/Ecône2026.ch – promettait de garantir une aide pratique efficace aux participants. Mais le 18 mai, les premières conditions techniques d’accès à la cérémonie ont refroidi le zèle de beaucoup : Un code QR était obligatoire, assorti d’un bracelet connecté doté d’une puce, associant billet d’entrée et mode de paiement virtuel, un véritable Pass de sinistre mémoire lors de l’épidémie de Covid-19.

La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X s’est inscrite ce jour-là dans une longue lignée de manifestations parfois douteuses comme la Fête de l’Enfer (Hellfest de Clisson), les festivals de hard rock, Disneyland Paris, le Club Med, des zoos, des parcs de loisirs, qui utilisent largement ces pratiques numériques.
Les fidèles ont d’un seul coup été rétrogradés au rang de festivaliers : Quelle déchéance !

Quant à la collecte massive de données personnelles, son exploitation future à des fins possibles de surveillance ne semble pas non plus avoir éveillé l’inquiétude des organisateurs. Rassurons-nous cependant, la reconnaissance faciale ne semble pas avoir été retenue comme option.
D’abord surpris, puis choqués, les fidèles de la Tradition ont assisté avec consternation au basculement des autorités dirigeantes de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X dans un écosystème d’objets et de services connectés sous couvert de sécurité et de praticité : Le séminaire d’Ecône est devenu subitement depuis le mois de mai 2026, la première Smart City (Ville intelligente) de Suisse. Karl Schwab, ancien président du Forum Economique Mondial, officine propagandiste du Nouvel Ordre Mondial, et laudateur enthousiaste de la fameuse intelligence artificielle, doit aujourd’hui se réjouir.
La tyrannie de l’algorithme, le techno-totalitarisme cher à la Chine communiste semblent avoir commencé à prospérer sur le sol de Riddes.

Etait-ce tout ? hélas non. Une accroche racoleuse du Site autour de « Quatre jours d’exception » a failli nous faire douter : Nous serions-nous rendus par erreur sur celui d’un voyagiste de prestige aux Iles Seychelles ou d’une chaîne de palaces ? Non, nous étions bien sur la plateforme du Séminaire Saint-Pie X d’Ecône.
Depuis, l’emballement promotionnel n’a plus cessé, faisant un usage sans retenue du procédé de marketing bien connu, le « teasing » (littéralement « aguichage » du client), entre vidéos des poses de portiques d’entrée copiés sur le mobilier publicitaire du Tour de France et clips se voulant humoristiques mettant en scène des séminaristes réceptionnant la livraison de casquettes de Baseball siglées « Ecône 2026 ».
Nous avons appris depuis que les dirigeants de la Fraternité avaient sous-traité la gestion de la cérémonie à une agence de communication : Nous avons bien du mal à comprendre comment ceux-ci ont pu valider les propositions de leur prestataire. Quelle façon triviale pour ne pas dire grossière de traiter un évènement aussi grave, aussi solennel, d’une telle portée spirituelle et religieuse internationale !

Quelle douloureuse différence avec la cérémonie des Sacres telle que nous l’avons connue en 1988, d’une parfaite dignité !

Monseigneur Lefebvre, au secours !

Catherine TERIAC
Le 30 juin 2026