De Jean-Paul à Léon XIV :

continuité dans l’abomination

 

Quarante ans après le scandale d’Assise, du 27 octobre 1986, où Jean-Paul II réunit en Congrès les principales religions qui pullulent sur la surface de la terre, Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer firent une protestation solennelle au pape. Nous la reproduisons ci-dessous.

Quarante ans, jour pour jour après ce scandale qui détermina Mgr Lefebvre à conférer l’épiscopat à quatre prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, pour répondre à ce gigantesque acte d’apostasie, Léon XIV a prévu (si sa santé le lui permet car il vient d’être opéré d’un cancer du poumon ce 13 octobre) de se rendre à Assise, pour commémorer et réitérer cette abomination.
Prions Notre-Dame de Fatima d’arrêter ces actes qui crient vengeance vers le Ciel : « Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement. » « Omnes dii gentes dæmonia – Tous les dieux des nations sont des démons » (Psaume 95)

N. B : Les deux dessins qui figurent ici furent demandés par Mgr Lefebvre lui-même à un membre de la FSSPX, suite au scandale d’Assise. Ces dessins parvinrent à Rome et Monseigneur répondit qu’il revendiquait en être l’auteur.

La rédaction, 14 octobre 2026

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Déclaration de Mgr Lefebvre et de Mgr Antonio de Castro Mayer faisant suite à la visite de Jean-Paul II à la Synagogue et au congrès des religions à Assise.

Rome nous a fait demander si nous avions l’intention de proclamer notre rupture avec le Vatican à l’occasion du Congrès d’Assise.

La question nous semblerait plutôt devoir être la suivante :
Croyez-vous et avez-vous l’intention de proclamer que le Congrès d’Assise consomme la rupture des Autorités romaines avec l’Église Catholique ?
Car c’est bien cela qui préoccupe ceux qui demeurent encore catholiques.

Il est bien évident en effet que depuis le Concile Vatican II, le Pape et les Épiscopats s’éloignent toujours plus nettement de leurs prédécesseurs.
Tout ce qui a été mis en œuvre pour défendre la foi par l’Église dans les siècles passés, et tout ce qui a été accompli pour la diffuser par les missionnaires, jusqu’au martyre inclusivement, est désormais considéré comme une faute dont 1’Église devrait s’accuser et se faire pardonner.

L’attitude des onze Papes qui depuis 1789 jusqu’en 1958 ont, dans des documents officiels, condamné la Révolution libérale, est considérée comme « Un manque d’intelligence du souffle chrétien qui a inspiré la Révolution ».
D’où le revirement complet de Rome depuis le Concile Vatican II, qui nous a fait redire les paroles de Notre-Seigneur à ceux qui venaient l’arrêter : Haec est hora vestra et potestas tenebrarum (Luc XXII 52-53). « C’est ici votre heure et la puissance des ténèbres. »
Adoptant la religion libérale du protestantisme et de la Révolution, les principes naturalistes de J-J. Rousseau, les libertés athées de la Constitution des Droits de l’Homme, le principe de la dignité humaine n’ayant plus de rapport avec la vérité et la dignité morale, les Autorités romaines tournent le dos à leurs prédécesseurs et rompent avec l’Église Catholique, et elles se mettent au service des destructeurs de la Chrétienté et du Règne universel de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Les actes actuels de Jean-Paul II et des Épiscopats nationaux illustrent d’année en année ce changement radical de conception de la foi, de l’Église, du sacerdoce, du monde, du salut par la grâce.
Le comble de cette rupture avec le magistère antérieur de I’Église s’est accompli à Assise, après la visite à la Synagogue. Le péché public contre l’unicité de Dieu, contre le Verbe Incarné et Son Église fait frémir d’horreur : Jean-Paul II encourageant les fausses religions à prier leurs faux dieux : scandale sans mesure et sans précédent.

Nous pourrions reprendre ici notre Déclaration du 21 novembre 1974, qui demeure plus actuelle que jamais.
Pour nous, demeurant indéfectiblement attachés à 1’Église Catholique et Romaine de toujours, nous sommes obligés de constater que cette Religion moderniste et libérale de la Rome moderne et conciliaire s’éloigne toujours davantage de nous, qui professons la foi catholique des onze Papes qui ont condamné cette fausse religion.

La rupture ne vient donc pas de nous, mais de Paul VI et Jean-Paul II, qui rompent avec leurs prédécesseurs.
Ce reniement de tout le passé de l’Église par ces deux Papes et les Évêques qui les imitent est une impiété inconcevable et une humiliation insoutenable pour ceux qui demeurent catholiques dans la fidélité à vingt siècles de profession de la même foi.

Nous considérons donc comme nul tout ce qui a été inspiré par cet esprit de reniement : toutes les Réformes post-conciliaires, et tous les actes de Rome qui sont accomplis dans cette impiété.
Nous comptons avec la grâce de Dieu et le suffrage de la Vierge fidèle, de tous les martyrs, de tous les Papes jusqu’au Concile, de tous les Saints et Saintes fondateurs et fondatrices des Ordres contemplatifs et missionnaires, pour nous venir en aide dans le renouveau de l’Église par la fidélité intégrale à la Tradition.

Buenos Aires, le 2 décembre 1986.
S. Exc. Mgr LEFEBVRE
Arch.-Evêque émérite de Tulle
S. Exc. Mgr Antonio de CASTRO MAYER
Evêque émérite de Campos
en parfait accord avec la présente Déclaration