Un mélange, un désastre
Ces mots ne seront pas exhaustifs. Ils sortent rapidement, suite à la venue de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, qui n’a laissé personne indifférent.
Il y a eu de nombreux discours, préparés à l’avance – les questions des jeunes étaient connues du pape et la réponse n’était pas spontanée de sa part, mais bien étudiée au millimètre, bien entendu la langue française n’est pas la sienne et on peut comprendre un support nécessaire -. Sa personne dégage plus de respect que n’en suscitait son prédécesseur et son aspect souriant inspire la confiance. Il se laisse approcher (à la Grotte de Lourdes certains ont même mis le genou en terre avant de baiser son anneau) et il va au-devant des foules, sans manifester une quelconque lassitude ou fatigue.
Ces foules – la jeunesse, très nombreuse, les familles, les malades – ont manifesté une soif : elle est visible. Cette multitude a-t-elle été confortée dans la foi catholique ?
En définitive, quelles qu’aient été toutes les cérémonies, parfois fort belles et émouvantes, telle l’Histoire de l’Église retracée dans le stade de France sous les yeux d’une jeunesse attentive, des chants religieux beaux et profonds, à Lourdes notamment durant la veillée aux flambeaux, la question essentielle demeure : cette multitude a-t-elle été confortée dans la foi catholique ?
Car l’essentiel n’est pas le décorum, mais les paroles, le message du pape. A-t-il repris publiquement, en outre, le président de la république laïciste pour sa loi sur l’euthanasie ? Des allusions ont été faites à plusieurs reprises, mais de condamnation nette, non.
Deux discours, deux facettes : Janus aux deux visages
Saint Pie X dénonça avec force en 1907 le modernisme : une page est catholique ; tournez la page et nous sommes à l’opposé, voilà l’hérésie moderniste. La foi catholique est proposée et Léon XIV se réjouit du nombre des catéchumènes, mais en même temps (cher à Monsieur Macron) il respecte les autres religions et loue la sainteté qu’on y trouve. Le décret conciliaire « Nostra ætate » le disait expressément. C’est la continuité sans discontinuité.
Comme le disait très justement Mgr Lefebvre, à la suite de tous les docteurs et papes jusqu’à Pie XII : « Au ciel, il n’y a que des saints catholiques ».
L’appel à la paix
Depuis le concile Vatican II, les pontifes clament l’appel à la paix. A Metz ce 28 septembre lors de la cérémonie inter-religieuse, un rabbin ayant pris la parole s’est plaint que cela a été demandé à Assise en 1986. Quarante ans après avoue-t-il, l’état est pire.
Quand donc ouvrira-t-on les yeux ? Le pape, dans son discours au Centre Robert Schumann, n’a pas un seul instant prononcé le Nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ : ni là, ni plus tôt lors de la réunion inter-religieuse. Et le président (heureusement sortant) y est allé de son couplet maçonnique dont il est préférable de ne pas parler, selon le mot (adapté) de saint Paul : « Qu’il n’en soit point fait mention parmi nous ». Si l’Apôtre fustigeait l’impureté de la chair, celle de l’esprit est pire, car elle touche l’intelligence avec la note diabolique : l’orgueil.
Pour clore ce simple résumé d’une visite apostolique en France, on peut dire en toute vérité que l’on est bien loin de la devise de saint Pie X : « Omnia instaurare in Christo – Tout restaurer dans le Christ ».
Il n’existe pas de paix sans et hors de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Toute recherche autre et ailleurs est illusoire.
Qui sème le vent récolte la tempête.
Un mélange, un désastre…
Abbé Dominique Rousseau
28 septembre 2026
Photo (capture d’écran) : lors de l’évangile de la messe à la cathédrale de Metz, des jeunes filles étant « acolytes ».